Structure sociale et estimation de la population : de nouveaux résultats pour la connaissance des grands dauphins en mer de la Manche.

L’article paru dans The Journal of Mammalogy s’intitule « Social structure and abundance of coastal bottlenose dolphins, Tursiops truncatus, in the Normano-Breton Gulf, English Channel ». Il publie une partie des travaux de la thèse de Marie Louis.

Les résultats décrits dans cet article ont été obtenus à partir des données du GECC récoltées entre 2006 et 2010.

Ils confirment que les grands dauphins du golfe normand-breton forment des sociétés de fission-fusion, c’est-à-dire des sociétés caractérisées par des associations dynamiques et fluides entre les individus, très variables dans le temps.

La moyenne des groupes rencontrés entre 2006 et 2010 comporte 26 individus, ce qui est important pour une population côtière résidente, telle que celle étudiée ici.

Sans titre-2L’auteur montre qu’il existe, au sein de cette population, une répartition géographique particulière entre les animaux : certains dauphins sont principalement observés au nord de la zone, d’autres au centre, à savoir aux Minquiers, et d’autres, enfin, au sud du golfe normand-breton. Cette division pourrait s’expliquer par une utilisation différente de l’habitat suivant les animaux et des préférences sociales.

 

Pour l’année 2010, l’estimation de la population pour toute la zone d’étude se situe aux alentours de 420 grands dauphins (95% CI : 331-521). Il s’agit d’une des plus importantes populations côtières d’Europe.

Les résultats de Marie Louis sont une première étape dans l’étude de cette population sur le long terme.
Dans ses rapports annuels, le GECC met à jour les paramètres exposés ici, à savoir la structure sociale et l’estimation de la population, pour mettre en évidence non seulement les changements susceptibles de survenir dans cette population, mais aussi la pertinence de ces outils pour l’étude des grands dauphins.

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