Pour les années à venir, la préservation des grands dauphins constitue la campagne prioritaire du GECC, qui se consacre d’une part à la réalisation d’un état des lieux sur l’écologie de la population des grands dauphins sédentaires dans le golfe normand-breton et d’autre part au suivi de l’impact des activités offshore sur les populations de mammifères marins.
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| 1/ Réalisation d’un état des lieux sur l’écologie de la population des grands dauphins sédentaires dans le golfe normand-breton
La plus importante population de grands dauphins (Tursiops Truncatus) de France vit dans le golfe normand-breton, soit dans une zone géographique comprise entre le cap Fréhel et la pointe nord-ouest du département de la Manche, qui englobe également les îles anglo-normandes. Le grand dauphin y est exposé à une large variété de menaces directes et indirectes, causées par la pression humaine sur l’ecosystème : effets toxiques des polluants, réduction des proies disponibles due à la dégradation de l’environnement et à la surpêche, dérangements importants liés au trafic maritime et aux chantiers en mer, etc. À cela s’ajoutent les gros projets d’implantation de parcs éoliens et hydroliens, ainsi que l’exploitation de granulat marin qui sont à l’étude dans cette zone et dont les impacts sur les mammifères marins et leur milieu sont encore très mal connus. Il est donc urgent aujourd’hui de fournir aux gestionnaires du milieu marin les données scientifiques nécessaires à la préservation de ces populations de mammifères. Dans ce sens, le travail du GECC permettra d’une part de constituer un état des lieux exhaustif sur l’écologie de la population de grands dauphins présente dans ces eaux avant l’installation de toute activité offshore, et d’autre part de mettre à disposition des gestionnaires les outils pour suivre l’évolution de cette population. Ces travaux d’étude sont réalisés en collaboration avec le CEBC-CNRS, le CRMM et l’université de la Rochelle. Ils sont financés par la MAAF au travers de l’opération Save Your Logo du Fond de Dotation de la Biodiversité, d’AREVA-NC, d’EDF Flamanville et l’Agence de l’Eau Seine Normandie. 2/ Le suivi de l’impact des activités offshore sur les populations de mammifères marins Actuellement, les méthodes traditionnelles de suivi des populations de mammifères marins ne permettent pas de savoir si les futurs parcs éoliens et hydroliens peuvent les affecter. Pour remédier à cela nous travaillons avec les l’Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées (ENSTA), dans le développement de l’utilisation d’enregistreurs acoustiques autonomes. Ces appareils devraient permettre de suivre les populations de mammifères marins et de mettre en évidence tout changement dans leur comportement. Des premiers essais ont été réalisés avec succès durant l’été 2010 dans le raz Blanchard. Les prochains enregistrements se dérouleront en baie de Seine occidentale durant l’hiver 2011. Ces travaux sont financés par la DREAL de Basse-Normandie. |
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